Le cash, une monnaie que personne ne peut éteindre à distance
L'euro numérique n'est pas une rumeur et ce n'est pas un complot. C'est un règlement européen, dont le Parlement a adopté le mandat de négociation le 9 juillet 2026 par 416 voix contre 169. Une phase pilote est prévue au second semestre 2027, une première émission possible en 2029.
Ce site n'a pas pour objet de refuser le paiement électronique, que nous utilisons tous. Il a pour objet une seule question, et elle est simple : que reste-t-il quand tout passe par un registre que l'on ne tient pas soi-même ?
3 000 €
Plafond de détention retenu pour la phase pilote de l'euro numérique
43 %
Part des espèces dans les paiements des Français en 2024, contre 68 % en 2016
5 %
Part des Suédois ayant payé en espèces lors de leur dernier achat en magasin
99,3 %
Des billets démonétisés en Inde en 2016 sont revenus dans les banques
Le point de départ
Un billet de banque a une propriété que rien d'autre ne possède. Personne ne peut le décoter à distance, le plafonner, l'assortir d'une date, en restreindre l'usage, ni savoir ce que vous en avez fait. Ce n'est pas une garantie juridique, révocable par un vote. C'est une contrainte physique.
Toute la littérature monétaire sérieuse le reconnaît, à commencer par celle qui souhaite s'en débarrasser. Les travaux du Fonds monétaire international sur les taux profondément négatifs, publiés en 2018 et 2019, identifient tous le même obstacle et un seul : le billet de banque. Ils ne s'en cachent pas, ils l'écrivent.
Ce que nous soutenons
Que le texte actuel interdise la programmabilité de la monnaie et écarte toute rémunération, positive ou négative, est exact. Nous l'écrivons noir sur blanc dans nos dossiers. Mais un paramètre inscrit dans un règlement se modifie par un autre règlement, et le plafond de détention en fournit la démonstration immédiate : il est explicitement conçu pour être ajustable.
Construire une infrastructure de monnaie de banque centrale entièrement scripturale ne crée aucune des dérives que l'on redoute. Elle transforme des impossibilités pratiques en simples décisions administratives. C'est différent, et c'est suffisant pour justifier qu'on y regarde de près.
Nous ne demandons donc pas l'abandon du projet. Nous demandons que l'engagement de complémentarité entre les espèces et la monnaie numérique cesse d'être une déclaration d'intention et devienne une obligation d'acceptation, écrite, sanctionnée, et opposable. La Suède vient de le faire après y avoir été contrainte par les faits. Autant ne pas attendre d'y être contraints à notre tour.
Ce que ce site n'est pas
Vous ne trouverez ici ni agenda mondial coordonné, ni citation inventée, ni chiffre sans source. Chaque affirmation renvoie en bas de page au document dont elle provient : règlement européen, communiqué de banque centrale, rapport parlementaire, document de travail du Fonds monétaire international, loi suédoise.
Ce choix n'est pas une précaution de style. Les arguments les plus solides contre une traçabilité intégrale des paiements sont vérifiables et datés. Les mélanger à ce qui ne l'est pas offrirait à n'importe quel contradicteur le moyen de tout balayer en trois lignes. Quand nous nous trompons, écrivez-nous, nous corrigeons.
Ce qui se joue maintenant
Le vote de juillet 2026 n'a tranché ni le plafond de détention, ni le degré exact de traçabilité, ni le fonctionnement du mode hors ligne. Ces trois questions, qui sont les seules qui comptent vraiment, sont désormais négociées à huis clos entre le Parlement, le Conseil et la Commission, avec un accord visé avant la fin de l'année. C'est maintenant que le texte s'écrit, et c'est maintenant qu'il se lit.
Contrôle des données
Chaque page fait l'objet d'une relecture humaine avant mise en ligne. Les chiffres, dates et citations sont contrôlés un par un contre le document d'origine, dont la référence figure en bas de page. Aucun texte n'est publié sans ce contrôle.
Si vous relevez une erreur, une source mal citée ou un chiffre périmé, signalez-le. La correction sera faite.
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3 000 €
Plafond de détention retenu pour la phase pilote de l'euro numérique
43 %
Part des espèces dans les paiements des Français en 2024, contre 68 % en 2016
5 %
Part des Suédois ayant payé en espèces lors de leur dernier achat en magasin
99,3 %
Des billets démonétisés en Inde en 2016 sont revenus dans les banques
Le point de départ
Un billet de banque a une propriété que rien d'autre ne possède. Personne ne peut le décoter à distance, le plafonner, l'assortir d'une date, en restreindre l'usage, ni savoir ce que vous en avez fait. Ce n'est pas une garantie juridique, révocable par un vote. C'est une contrainte physique.
Toute la littérature monétaire sérieuse le reconnaît, à commencer par celle qui souhaite s'en débarrasser. Les travaux du Fonds monétaire international sur les taux profondément négatifs, publiés en 2018 et 2019, identifient tous le même obstacle et un seul : le billet de banque. Ils ne s'en cachent pas, ils l'écrivent.
Ce que nous soutenons
Que le texte actuel interdise la programmabilité de la monnaie et écarte toute rémunération, positive ou négative, est exact. Nous l'écrivons noir sur blanc dans nos dossiers. Mais un paramètre inscrit dans un règlement se modifie par un autre règlement, et le plafond de détention en fournit la démonstration immédiate : il est explicitement conçu pour être ajustable.
Construire une infrastructure de monnaie de banque centrale entièrement scripturale ne crée aucune des dérives que l'on redoute. Elle transforme des impossibilités pratiques en simples décisions administratives. C'est différent, et c'est suffisant pour justifier qu'on y regarde de près.
Nous ne demandons donc pas l'abandon du projet. Nous demandons que l'engagement de complémentarité entre les espèces et la monnaie numérique cesse d'être une déclaration d'intention et devienne une obligation d'acceptation, écrite, sanctionnée, et opposable. La Suède vient de le faire après y avoir été contrainte par les faits. Autant ne pas attendre d'y être contraints à notre tour.
Ce que ce site n'est pas
Vous ne trouverez ici ni agenda mondial coordonné, ni citation inventée, ni chiffre sans source. Chaque affirmation renvoie en bas de page au document dont elle provient : règlement européen, communiqué de banque centrale, rapport parlementaire, document de travail du Fonds monétaire international, loi suédoise.
Ce choix n'est pas une précaution de style. Les arguments les plus solides contre une traçabilité intégrale des paiements sont vérifiables et datés. Les mélanger à ce qui ne l'est pas offrirait à n'importe quel contradicteur le moyen de tout balayer en trois lignes. Quand nous nous trompons, écrivez-nous, nous corrigeons.
Ce qui se joue maintenant
Le vote de juillet 2026 n'a tranché ni le plafond de détention, ni le degré exact de traçabilité, ni le fonctionnement du mode hors ligne. Ces trois questions, qui sont les seules qui comptent vraiment, sont désormais négociées à huis clos entre le Parlement, le Conseil et la Commission, avec un accord visé avant la fin de l'année. C'est maintenant que le texte s'écrit, et c'est maintenant qu'il se lit.
Contrôle des données
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Si vous relevez une erreur, une source mal citée ou un chiffre périmé, signalez-le. La correction sera faite.